Vous êtes ici : Accueil / Membres / Robert Herzog / Construction d'un Inside F5J

Navigation

Inside F5J, la version "full" de l'Introduction F5J

Par admin Dernière modification 24/11/2015 08:27

Mon Introduction F5J s'est révélé d'emblée comme le parfait planeur "gratteur de thermiques". Avec sa charge alaire d'à peine 15g/dm2, il s'apparente fort aux planeurs de vol libre que je pratiquais il y a 40 ans. On le met en l'air et on le laisse faire. Mais pour mieux exploiter les environs du terrain, un planeur trois axes est quand même plus excitant. Aussi avais-je déjà pensé à une version avec ailerons de l'Introduction pendant que j'en assemblais les nombreuses pièces si joliment découpées au laser. Pas plus tard que deux semaines après l'avoir terminé, je trouvai sur le site de Himmlische Höllein sa déclinaison 3 axes, dénommée "Inside F5J" en boîte de construction. Je n'hésitai pas une minute et plaçai un commande sur le site, où on annonçai d'ailleurs un prix spécial de lancement : 159 € le même que celui de l'Intro.

Une photo prise par Olivier en cette belle fin d'après-midi hivernale. 3 degrés seulement, mais un vent faible contribue au bien-être. Il reste à peaufiner les réglages des volets et la "phases de vol". L'Inside F5J n'a pas déçu, mais la hauteur était limitée à 40 mètres par la base de Beauvechain. À bientôt pour des vols en thermique les prochains week-end !Dans un premier temps, je pensais équiper l'Inside de la même propulsion que l'Intro. Mais Höllein recommandait un moteur légèrement plus puissant ainsi qu'un contrôleur 40 A au lieu du 20 A et batterie 1800 mAh au lieu de la 1300, ceci pour compenser la légère augmentation de la charge alaire due à l'adjonction de 4 servos et tout ce qui va avec... Je lui ai fait confiance !

La construction de mon second planeur bois-carbone découpé à la CNC laser par l'atelier de CNCGrüner s'est révélée tout aussi agréable que la précédente. Tout s'emboîte avec une précision micrométrique. J'ai dû m'y reprendre à deux fois pour le coffrage des parties horizontales du coffrage du fuselage, suite à une légère erreur (de ma part !) d'alignement des couples. Il faut dire, à ma décharge, que je venais de subir une opération de la cataracte à l'oeil droit et que j'étais privé de lunettes ! Mon défaut d'astigmatisme, non corrigé en absence de mes verres correcteurs, m'a joué un mauvais tour... Mais au second essai, tout était à nouveau parfaitement aligné !

J'ai équipé le fuselage de deux servos Dymond DS1550 comme sur l'Intro. Ils desservent les empennages et font ça très bien. Pour les ailes, j'avais initialement prévu des servos Turnigy TGY-245 mais ai quand même opté pour les Graupner DES-427BB recommandés par le concepteur (et en promotion à ce moment), vu que les petits cadres si sympathiques qui sont prévus pour les servos d'ailes sont aux dimensions précises de ces derniers. Pour accommoder les Turnigy, j'aurais eu à découper (à la main ou à la scie sauteuse Dremel, car je n'ai pas encore accès à une machine de découpe numérique... Robin ?) de nouveaux petits cadres ajustés. La différence de finition aurait sans doute fait tache !

Une grosse différence de complexité avec son prédécesseur est apparue quand je me suis attaqué à l'équipement des ailes. Avec trois servos par aile, il faut passer les rallonges de câblage dans les nervures pour les souder, coté panneau extérieur, à des connecteurs genre "Multiplex" à 5 broches, et côté milieu du panneau central, à un connecteur 8 broches de même origine. Je n'ai pas voulu trop ergoter sur la section des fils, mais cela faisait quand même beaucoup de fils à souder tout près l'un de l'autre. J'ai donc réalisé de petites platines en circuit imprimé qui servent de relais entre les tresses de fils venant des servos et de fins fils en nappe par trois pour les signaux des trois canaux de chaque aile, et un seul fil rouge et un noir pour l'alimentation des trois servos de chaque côté.Côté soudures du connecteur dans l'aile Je les ai choisi de section nettement plus forte que celle des tresses, vu la courte distance au connecteur huit broches. Et celui-là, je l'ai longuement contemplé pour enfin opter pour une solution où le connecteur mâle est fixé à demeure à l'intrados de l'aile, avec sa contre-partie femelle collée à demeure sur le flanc du fuselage. Le positionnement de ce dernier a été finalisé une fois tout le câblage des ailes terminé. Je l'ai fixé à la colle chaude qui reste assez aisément démontable quand elle n'a pas trop durci. Comme cela, la connexion est automatique lors du montage de l'aile et les longues broches dorées du connecteur Multiplex donne confiance !

Mon Inside F5J est sorti d'atelier, tout équipé avec sa batterie 3S1800 mAh à 1299 g. Ca fait quand même près de 20 g/dm2, contre 16 g/dm2 pour l'Intro. Les quatre servos supplémentaires y sont pour plus de 80 g, et les câbles  et connecteurs pour pas loin du même poids. Et la batterie 1800 mAh au lieu de la 1300 mAh est responsable du reste. Il n'y a pas de miracle! Pour rester plus léger, on devrait se contenter du plus petit moteur de l'Intro, de la batterie 1300 et d'un câblage plus technique: de fins fils pour les signaux et une distribution de l'alimentation en mode "bus". Il y a au moins 100 g à gagner !

Le 22 novembre, une première séance de vol a eu lieu. Vent faible à modéré, ciel peu nuageux et température aux alentours de 5 degrés. Une seule montée à mi-puissance... puis une soudure d'un kwik-link d'aileron a lâché lors de l'atterrissage. J'ai dû me contenter d'une très bonne impression, mais rien de plus.

Le lendemain 23 novembre, le temps est à nouveau très favorable. Hauteur limitée à 40 mètres car nous somme lundi et la base de Beauvechain est ouverte. Comme la suite de la semaine est annoncée pluvieuse et venteuse, l'occasion ne peut être ratée. J'ai pu retoucher encore les réglages et mixages des surfaces et compenser l'ouverture des AF à la profondeur. La montée à pleine puissance est tout à fait convaincante avec les quelque 330 W mesurés au sol. Cela donne 254 W/kg, soit environ 25 % de plus que l'Intro. Curieux de voir comment il va se comporter en thermique, mais en air calme, il est totalement sain, à l'image de son frère de sang.Il reste encore à régler finement les mixages des surfaces pour la fonction de cambrure du profil et de la mise au point de trois phases de vol commandées par un interrupteur sur l'émetteur.

Le reste de l'après-midi, plus froide qu'hier, a été consacrée à l'apprentissage de notre nouveau membre Olivier Cornez et son fils Maxime avec leur EasyStar II.  En fin d'après-midi, Olivier a été "lâché solo" puisqu'il maîtrise dorénavant toutes les phases de vol par temps calme, du lancer à l'atterrissage sur le terrain. Il lui reste beaucoup à apprendre mais je suis très confiant. D'ici peu de temps, il sera prêt pour le brevet élémentaire.

This is Schools Diazo Plone Theme